Le marché immobilier australien connaît une fracture sans précédent entre ses grandes métropoles de l’est et le reste du pays. Les données d’avril 2026 révèlent que les prix ont chuté de 0,6 % à Sydney et Melbourne, alors que Perth enregistrait une hausse spectaculaire de 2,1 %, Brisbane de 1,2 % et Adélaïde de 1,1 %. Ce « marché à deux vitesses » est désormais la caractéristique dominante du paysage immobilier australien.
La valeur médiane d’une maison atteint 1,295 million de dollars à Sydney et 828 000 dollars à Melbourne, des niveaux qui excluent une proportion croissante de la population. ANZ Research prévoit une baisse totale de 0,7 % des prix à Sydney sur l’ensemble de 2026, sous l’effet conjugué des taux d’intérêt élevés et d’une forte baisse de la confiance des consommateurs liée aux tensions géopolitiques internationales.
L’explication principale de cette divergence réside dans les stocks disponibles : à Sydney, le nombre de biens à vendre atteint son niveau le plus élevé depuis 16 ans, offrant aux acheteurs un pouvoir de négociation qu’ils n’avaient pas connu depuis longtemps. Melbourne présente un tableau similaire. À l’inverse, les stocks sont extrêmement rares à Brisbane, Perth et Adélaïde, où la concurrence entre acheteurs reste féroce et soutient des hausses de prix significatives.
Pour les primo-accédants à Sydney et Melbourne, cette correction offre une fenêtre d’opportunité rare, même si les conditions de crédit restent difficiles avec la perspective d’une nouvelle hausse des taux de la RBA la semaine prochaine





















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