Deux séismes ont frappé lundi le sud-est de la Turquie et la Syrie voisine, ravageant des régions entières et faisant des milliers de victimes. Voici ce que l’on sait de la catastrophe.
QUAND ET OU ?
La première secousse, d’une magnitude de 7,8, s’est produite à 04H17 locales (01H17 GMT)
Elle est survenue dans le district de Pazarcik, dans la province de Kahramanmaras (sud-est), à 60 kilomètres environ à vol d’oiseau de la frontière syrienne, et à une profondeur d’environ 17,9 kilomètres.
Des dizaines de répliques ont suivi, avant un nouveau séisme de magnitude 7,5, à 10H24 GMT, toujours dans le sud-est de la Turquie, à 4 kilomètres au sud-est de la ville d’Ekinozu.
BILAN HUMAIN PROVISOIRE
Plus de 1.900 personnes ont été tuées et des milliers ont été blessées en Turquie et en Syrie, selon des bilans provisoires, de nombreuses personnes restant piégées dans les décombres de milliers de bâtiments.
En Turquie, il a fait au moins 1.121 morts et 7.634 blessés, selon un dernier bilan l’agence gouvernementale de gestion des catastrophes (Afad).
En Syrie, le tremblement de terre a fait 783 morts et 2.280 blessés, selon le ministère syrien de la Santé et des secouristes en zones rebelles.
BILAN MATERIEL
Plusieurs sites archéologiques ont été touchés en Syrie et notamment la citadelle d’Alep, un joyau architectural de l’époque médiévale et sa vieille ville, classée en 2018 au patrimoine mondial en péril de l’Unesco, après des années de guerre civile.
En Turquie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait état de près de 3.000 immeubles effondrés dans sept différentes provinces – 2834 selon l’AFAD, l’organisme public turc de gestion de catastrophes.
Ont notamment été touchées des villes comme Adana, Gaziantep, Sanliurfa, Diyarbakir, mais aussi Iskenderun et Adiyaman, où les hôpitaux publics se sont écroulés.
AIDE
La communauté internationale a vite répondu à un appel à l’aide internationale de la Turquie, avec par exemple des équipes de l’Union européenne immédiatement mobilisées et des annonces similaires du Royaume-Uni, d’Inde, d’Azerbaïdjan… tandis que l’ONU et de nombreux pays se sont dits prêts à fournir des secours d’urgence.
En dépit de tensions bilatérales, la Grèce comme la Suède ont promis un soutien à la Turquie.
De son côté Israël a annoncé avoir « approuvé » l’envoi d’aide à la Syrie, après une demande de Damas reçue via des canaux « diplomatiques », les deux pays n’ayant pas de relations officielles.





















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