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Home » AUSTRALIE » ECONOMIE AUSTRALIE » Le Royaume-Uni conclut un accord commercial post-Brexit avec l’Australie

Le Royaume-Uni conclut un accord commercial post-Brexit avec l’Australie

AFP AFP
juin 16, 2021
Temps de lecture: 3 mins
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British Prime Minister Boris Johnson greets Australian Prime Minister Scott Morrison outside the door of 10 Downing Street, London, UK on 14th June 2021. (Photo by Lucy North/MI News/NurPhoto) (Photo by MI News / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

British Prime Minister Boris Johnson greets Australian Prime Minister Scott Morrison outside the door of 10 Downing Street, London, UK on 14th June 2021. (Photo by Lucy North/MI News/NurPhoto) (Photo by MI News / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

Le Royaume-Uni a conclu un accord commercial post-Brexit avec l’Australie, qui doit lui ouvrir les portes de la région Asie-Pacifique, mais avec un bénéfice économique incertain et le risque de pénaliser les éleveurs britanniques et de nuire au climat.

Les échanges commerciaux entre les deux pays représentaient 13,9 milliards de livres en 2020, soit à peine plus de 1% du total des échanges commerciaux britanniques.

Il s’agit du premier obtenu par Londres à ne pas être simplement un renouvellement ou une adaptation de ceux qui existent entre l’UE et d’autres pays.

« Aujourd’hui marque une nouvelle ère dans les relations entre le Royaume-Uni et l’Australie », avec un accord qui offre « des possibilités fantastiques », s’enthousiasme le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué.

Il a vanté une nouvelle fois son concept de « Global Britain », ou « Grande-Bretagne planétaire », à savoir le rayonnement international du Royaume-Uni après la sortie de l’Union européenne.

Au-delà du commerce, Royaume-Uni et Australie veulent coopérer davantage sur la sécurité, la lutte contre le changement climatique ou la technologie.

« C’est le premier accord de libre-échange que le Royaume-Uni a réalisé de bout en bout depuis le Brexit. C’est aussi un prélude à d’autres accords », a assuré à la mi-journée Boris Johnson à des journalistes dans les jardins de Downing Street.

De son côté, son homologue australien Scott Morrison a évoqué un « partenariat fondateur pour l’Australie », ajoutant que « nos économies sont plus fortes grâce à ces accords ».

Le document devrait être publié dans les prochains jours, puis être signé.

Il permettra à tous les biens britanniques d’entrer en Australie sans droits de douane, et profitera au secteur automobile, au whisky écossais, aux biscuits et autres céramiques.

L’accord « va bénéficier aux agriculteurs britanniques », a martelé M. Johnson.

Le secteur s’inquiétait durant les négociations de la concurrence des produits australiens, comme le bœuf et l’agneau, aux normes sanitaires plus souples.

Pour rassurer les éleveurs, le texte prévoit une limite sur les importations sur le sol britannique sans droits de douane pendant 15 ans, par le biais notamment de quotas.

Le gouvernement veut par ailleurs aider les producteurs agricoles britanniques à trouver d’autres débouchés à l’exportation, comme dans la région indo-pacifique.

Le syndicat agricole britannique NFU (National Farmers’ Union) a réagi avec prudence. « Nous attentons de plus amples détails sur l’accord pour comprendre si les garde-fous sont suffisants », selon sa présidente Minette Batters.

Elle veut en outre en savoir plus sur « les dispositions concernant le bien-être des animaux et l’environnement » afin de s’assurer que les normes britanniques ne soient pas remise en cause.

– Impact économique « incroyablement faible » –

L’accord comprend également un volet sur la circulation des personnes, et permettra aux Britanniques âgés de moins de 35 ans de voyager et de travailler en Australie plus facilement.

Mais il s’agit surtout d’une annonce symbolique pour le gouvernement, puisqu’il n’est pas évident que les bénéfices économiques soient énormes pour le Royaume-Uni dont les grands partenaires commerciaux sont l’Europe, la Chine et les Etats-Unis.

« L’impact économique (…) devrait être incroyablement faible », estime John Ferguson du centre de recherche The Economist Intelligence Unit.

L’ONG écologiste Greenpeace fustige elle un accord en deçà des ambitions affichées par le Royaume-Uni sur le climat.

Boris Johnson « aligne la Grande-Bretagne sur un pays qui est très en retard sur les mesures climatiques et qui ne fait rien pour éviter le chaos avec son énorme déforestation et son utilisation régulière d’hormones et de pesticides », souligne Doug Garr de l’ONG.

Londres espère que cette entente avec l’Australie lui ouvrira plus facilement les portes du traité commercial transpacifique (CPTPP), qui regroupe 11 pays d’Amérique et d’Asie.

Le Royaume-Uni a déjà obtenu des accords avec l’UE, de loin son premier partenaire commercial, le Japon et plus récemment la Norvège. Il est en discussions avec l’Inde et la Nouvelle-Zélande et compte toujours obtenir par ailleurs un accord commercial avec les Etats-Unis, même si les négociations avancent très lentement.

Le Royaume-Uni a conclu un accord commercial post-Brexit avec l’Australie, qui doit lui ouvrir les portes de la région Asie-Pacifique, mais avec un bénéfice économique incertain et le risque de pénaliser les éleveurs britanniques et de nuire au climat.

Les échanges commerciaux entre les deux pays représentaient 13,9 milliards de livres en 2020, soit à peine plus de 1% du total des échanges commerciaux britanniques.

Il s’agit du premier obtenu par Londres à ne pas être simplement un renouvellement ou une adaptation de ceux qui existent entre l’UE et d’autres pays.

« Aujourd’hui marque une nouvelle ère dans les relations entre le Royaume-Uni et l’Australie », avec un accord qui offre « des possibilités fantastiques », s’enthousiasme le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué.

Il a vanté une nouvelle fois son concept de « Global Britain », ou « Grande-Bretagne planétaire », à savoir le rayonnement international du Royaume-Uni après la sortie de l’Union européenne.

Au-delà du commerce, Royaume-Uni et Australie veulent coopérer davantage sur la sécurité, la lutte contre le changement climatique ou la technologie.

« C’est le premier accord de libre-échange que le Royaume-Uni a réalisé de bout en bout depuis le Brexit. C’est aussi un prélude à d’autres accords », a assuré à la mi-journée Boris Johnson à des journalistes dans les jardins de Downing Street.

De son côté, son homologue australien Scott Morrison a évoqué un « partenariat fondateur pour l’Australie », ajoutant que « nos économies sont plus fortes grâce à ces accords ».

Le document devrait être publié dans les prochains jours, puis être signé.

Il permettra à tous les biens britanniques d’entrer en Australie sans droits de douane, et profitera au secteur automobile, au whisky écossais, aux biscuits et autres céramiques.

L’accord « va bénéficier aux agriculteurs britanniques », a martelé M. Johnson.

Le secteur s’inquiétait durant les négociations de la concurrence des produits australiens, comme le bœuf et l’agneau, aux normes sanitaires plus souples.

Pour rassurer les éleveurs, le texte prévoit une limite sur les importations sur le sol britannique sans droits de douane pendant 15 ans, par le biais notamment de quotas.

Le gouvernement veut par ailleurs aider les producteurs agricoles britanniques à trouver d’autres débouchés à l’exportation, comme dans la région indo-pacifique.

Le syndicat agricole britannique NFU (National Farmers’ Union) a réagi avec prudence. « Nous attentons de plus amples détails sur l’accord pour comprendre si les garde-fous sont suffisants », selon sa présidente Minette Batters.

Elle veut en outre en savoir plus sur « les dispositions concernant le bien-être des animaux et l’environnement » afin de s’assurer que les normes britanniques ne soient pas remise en cause.

– Impact économique « incroyablement faible » –

L’accord comprend également un volet sur la circulation des personnes, et permettra aux Britanniques âgés de moins de 35 ans de voyager et de travailler en Australie plus facilement.

Mais il s’agit surtout d’une annonce symbolique pour le gouvernement, puisqu’il n’est pas évident que les bénéfices économiques soient énormes pour le Royaume-Uni dont les grands partenaires commerciaux sont l’Europe, la Chine et les Etats-Unis.

« L’impact économique (…) devrait être incroyablement faible », estime John Ferguson du centre de recherche The Economist Intelligence Unit.

L’ONG écologiste Greenpeace fustige elle un accord en deçà des ambitions affichées par le Royaume-Uni sur le climat.

Boris Johnson « aligne la Grande-Bretagne sur un pays qui est très en retard sur les mesures climatiques et qui ne fait rien pour éviter le chaos avec son énorme déforestation et son utilisation régulière d’hormones et de pesticides », souligne Doug Garr de l’ONG.

Londres espère que cette entente avec l’Australie lui ouvrira plus facilement les portes du traité commercial transpacifique (CPTPP), qui regroupe 11 pays d’Amérique et d’Asie.

Le Royaume-Uni a déjà obtenu des accords avec l’UE, de loin son premier partenaire commercial, le Japon et plus récemment la Norvège. Il est en discussions avec l’Inde et la Nouvelle-Zélande et compte toujours obtenir par ailleurs un accord commercial avec les Etats-Unis, même si les négociations avancent très lentement.

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Il s’agit du premier obtenu par Londres à ne pas être simplement un renouvellement ou une adaptation de ceux qui existent entre l’UE et d’autres pays.

« Aujourd’hui marque une nouvelle ère dans les relations entre le Royaume-Uni et l’Australie », avec un accord qui offre « des possibilités fantastiques », s’enthousiasme le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué.

Il a vanté une nouvelle fois son concept de « Global Britain », ou « Grande-Bretagne planétaire », à savoir le rayonnement international du Royaume-Uni après la sortie de l’Union européenne.

Au-delà du commerce, Royaume-Uni et Australie veulent coopérer davantage sur la sécurité, la lutte contre le changement climatique ou la technologie.

« C’est le premier accord de libre-échange que le Royaume-Uni a réalisé de bout en bout depuis le Brexit. C’est aussi un prélude à d’autres accords », a assuré à la mi-journée Boris Johnson à des journalistes dans les jardins de Downing Street.

De son côté, son homologue australien Scott Morrison a évoqué un « partenariat fondateur pour l’Australie », ajoutant que « nos économies sont plus fortes grâce à ces accords ».

Le document devrait être publié dans les prochains jours, puis être signé.

Il permettra à tous les biens britanniques d’entrer en Australie sans droits de douane, et profitera au secteur automobile, au whisky écossais, aux biscuits et autres céramiques.

L’accord « va bénéficier aux agriculteurs britanniques », a martelé M. Johnson.

Le secteur s’inquiétait durant les négociations de la concurrence des produits australiens, comme le bœuf et l’agneau, aux normes sanitaires plus souples.

Pour rassurer les éleveurs, le texte prévoit une limite sur les importations sur le sol britannique sans droits de douane pendant 15 ans, par le biais notamment de quotas.

Le gouvernement veut par ailleurs aider les producteurs agricoles britanniques à trouver d’autres débouchés à l’exportation, comme dans la région indo-pacifique.

Le syndicat agricole britannique NFU (National Farmers’ Union) a réagi avec prudence. « Nous attentons de plus amples détails sur l’accord pour comprendre si les garde-fous sont suffisants », selon sa présidente Minette Batters.

Elle veut en outre en savoir plus sur « les dispositions concernant le bien-être des animaux et l’environnement » afin de s’assurer que les normes britanniques ne soient pas remise en cause.

– Impact économique « incroyablement faible » –

L’accord comprend également un volet sur la circulation des personnes, et permettra aux Britanniques âgés de moins de 35 ans de voyager et de travailler en Australie plus facilement.

Mais il s’agit surtout d’une annonce symbolique pour le gouvernement, puisqu’il n’est pas évident que les bénéfices économiques soient énormes pour le Royaume-Uni dont les grands partenaires commerciaux sont l’Europe, la Chine et les Etats-Unis.

« L’impact économique (…) devrait être incroyablement faible », estime John Ferguson du centre de recherche The Economist Intelligence Unit.

L’ONG écologiste Greenpeace fustige elle un accord en deçà des ambitions affichées par le Royaume-Uni sur le climat.

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Le Royaume-Uni a conclu un accord commercial post-Brexit avec l’Australie, qui doit lui ouvrir les portes de la région Asie-Pacifique, mais avec un bénéfice économique incertain et le risque de pénaliser les éleveurs britanniques et de nuire au climat.

Les échanges commerciaux entre les deux pays représentaient 13,9 milliards de livres en 2020, soit à peine plus de 1% du total des échanges commerciaux britanniques.

Il s’agit du premier obtenu par Londres à ne pas être simplement un renouvellement ou une adaptation de ceux qui existent entre l’UE et d’autres pays.

« Aujourd’hui marque une nouvelle ère dans les relations entre le Royaume-Uni et l’Australie », avec un accord qui offre « des possibilités fantastiques », s’enthousiasme le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué.

Il a vanté une nouvelle fois son concept de « Global Britain », ou « Grande-Bretagne planétaire », à savoir le rayonnement international du Royaume-Uni après la sortie de l’Union européenne.

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