Le gouvernement Albanese a annoncé cette semaine la réforme la plus profonde du Régime national d’assurance invalidité (NDIS) depuis sa création en 2013. Le ministre Mark Butler a déclaré devant le National Press Club que le programme « coûte trop cher et croît trop vite », affirmant que six Australiens sur dix estimaient que le programme était désormais « défaillant ». Ces déclarations ont immédiatement suscité une vive réaction dans la communauté des personnes handicapées, qui dénonce une stigmatisation injuste des bénéficiaires.
Les chiffres sont en effet vertigineux : le programme compte aujourd’hui plus de 760 000 participants pour un coût annuel d’environ 50 milliards de dollars australiens. Sans réformes structurelles, les experts prévoient un coût de 70 milliards de dollars d’ici 2030. Le gouvernement fixe comme objectif de ramener ce chiffre à 55 milliards d’ici la fin de la décennie. Pour y parvenir, les nouvelles réformes incluent un puissant dispositif anti-fraude, après que des groupes criminels organisés ont été identifiés comme ayant détourné des fonds du programme.
Le changement le plus controversé concerne les critères d’accès au programme : le gouvernement abandonne les listes de diagnostics médicaux ouvrant automatiquement droit au NDIS pour se concentrer sur la capacité fonctionnelle réelle de chaque personne. Un outil d’évaluation standardisé sera introduit. Les premières réductions de financement pour la participation sociale et communautaire débuteront dès le 1er juillet 2026, tandis qu’un nouveau projet de loi sera introduit au Parlement lors des prochaines séances budgétaires. Les associations de défense des personnes handicapées s’inquiètent vivement que ces réformes excluent des bénéficiaires légitimes qui ont construit leur vie autour de ces soutiens essentiels.





















Discussion à ce sujet post