Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’OMC depuis mars 2021, a déclaré que l’Australie devait devenir moins dépendante des exportations de charbon. D’après l’ancienne Ministre des Finances du Nigeria, l’Australie doit focaliser son attention sur l’hydrogène vert. En effet, Mme Okonjo-Iweala estime que c’est « la voie à suivre » pour accélérer la transition des australiens vers la neutralité carbone, tout en créant de nouveaux emplois.
C’est quoi l’hydrogène vert ?

Principalement produit par électrolyse de l’eau (décomposition chimique déclenchée par un courant électrique), ce gaz suscite actuellement un engouement mondial. En tant que vecteur énergétique, il permet de transporter l’énergie d’un endroit à un autre pour que celle-ci soit, ensuite, transformée. L’hydrogène vert contribue donc à améliorer la maîtrise des consommations énergétiques et à développer des sources renouvelables. Il pourrait notamment permettre de résoudre la question du stockage à long terme des énergies renouvelables.
Ngozi Okonjo-Iweala, première dirigeante africaine de l’OMC et première femme à occuper ce poste, a encouragé l’Australie à se détacher du charbon au profit de l’hydrogène vert :
« Nous savons que le charbon est l’un des combustibles fossiles qui entraîne des émissions de carbone très élevées. Je pense donc qu’il serait bon que l’Australie avance sur la voie de l’hydrogène vert qu’elle est en train de développer (…) Cette industrie sera très importante, car elle créera de nouveaux emplois. Elle sera très importante pour aider le monde. »
La rencontre entre Albanese et XI Jinping, « constructive » et synonyme d’une « bonne ouverture » d’après la directrice de l’OMC
Mme Okonjo-Iweala s’est également exprimée au sujet des relations diplomatiques entre l’Australie et la Chine, évoquant notamment la rencontre entre le Premier ministre australien et le President chinois la semaine dernière :
« Nous préférons que nos membres soient capables de se parler et de résoudre les problèmes », a-t-elle déclaré.
Un appel à la « re-mondialisation de l’OMC »
Ce n’est un secret pour personne, le Covid-19 a profondément impacté le commerce international. La pandémie a engendré le retour du protectionnisme dans de nombreux pays. Mais l’OMC veut lutter contre cette politique économique qui se situe aux antipodes des ambitions de l’Organisation. Cette défiance de l’OMC à l’égard du protectionnisme a été résumée en une phrase par la directrice générale : « À l’OMC, nous n’aimons pas le protectionnisme ».
Celle qui a également été directrice générale de la Banque Mondiale, a aussi expliqué que la production de certains produits est beaucoup trop concentrée. Elle a notamment pris l’exemple des vaccins pour illustrer ses propos :
« Nous avons examiné la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement que nous avons constatée à la suite de la pandémie et de la guerre en Ukraine. Il est certainement devenu évident que la fabrication de certains produits est trop concentrée. Vous avez 10 pays qui exportent 80 % des vaccins du monde, par exemple. Nous savons donc que pour gérer les risques, il faut une certaine diversification (…) Nous pensons que la meilleure stratégie consiste à envisager une diversification mondiale de la fabrication. »





















Discussion à ce sujet post