En Australie, environ 30% des habitants sont nés à l’étranger et près de 50% ont, au moins, un parent né dans un autre pays. Depuis 2017, plus d’un million de nouveaux migrants ont été accueillis, dont presque un quart sont venus d’Inde. Plus de 350 langues différentes sont parlées et plusieurs religions coexistent.
Quels sont les zones les plus multiculturelles ?
C’est le quartier de Point Cook, dans la banlieue de Melbourne, qui arrive en tête de la liste des quartiers les plus multiculturels en Australie. On y compte presque 150 pays différents représentés !
En Nouvelle-Galles du Sud, les banlieues de Blacktown et de Maroubra comptent, quant à elles, 133 pays différents.
Dans la banlieue de Haymarket, qui abrite le quartier chinois, 78% des habitants sont nés à l’étranger. Une grande partie sont venus de Chine, de Thaïlande et d’Indonésie.
5,5 millions de personnes parlent une autre langue que l’anglais chez eux
Sur les 350 langues parlées en Australie, près de la moitié sont des langues aborigènes et insulaires. 800 000 personnes de plus qu’en 2016 ont déclaré parler une autre langue que l’anglais une fois chez eux.
Le mandarin est la langue la plus parlée à la maison en Australie, derrière l’anglais. Cette langue compte 700 000 locuteurs, l’arabe en compte 367 000 et le punjabi, 239 000 (une augmentation de plus de 80% depuis 2016 ! )
Athéisme et Christianisme largement dominants en Australie
La quasi-totalité des banlieues les plus religieuses d’Australie se trouvent dans les zones où la population migrante est plus importante que la moyenne. De nombreuses religions sont représentées en Australie : l’islam (3,3%), l’hindouisme (2,7%) ou encore le bouddhisme (2,4%). Mais c’est le christianisme qui reste largement majoritaire (43,9%). Le nombre de personnes déclarant n’appartenir à aucune religion a augmenté depuis 2016. 30,1% des habitants déclaraient être athées il y a 6 ans, aujourd’hui ce chiffre atteint 38,9%.
Parmi les banlieues qui enregistrent les taux d’engagement religieux les plus importants, on compte par exemple Bungarribee, Elizabeth Hills, Mount Lewis, Girraween, ou encore Carnes Hill.
Liz Allen, démographe à l’Université nationale australienne explique que, même au sein d’une seule communauté, les profils peuvent être très différents :
« Ce qui est si intéressant dans la diversité que nous observons dans certains endroits, en particulier dans l’ouest de Sydney, c’est que même les personnes originaires d’un pays ou d’une région particulière, diffèrent les unes des autres (…) Il y a donc une diversité, même parmi les groupes de population qui pourraient, de l’extérieur, sembler très similaires, il y a beaucoup de différences. »
A quoi s’attendre dans les prochaines années ?
Dans un futur proche, les statistiques montrent qu’il faut s’attendre à une augmentation du nombre d’habitants en provenance du Népal. Près de 70 000 Népalais sont arrivés en Australie depuis 2017, la taille de la population a donc plus que doublé !
Mais le professeur Raymer, qui étudie lui aussi les flux migratoires à l’Université nationale australienne, explique que dans les prochaines années, ce sont surtout les personnes originaires d’Afrique qui devraient constituer les plus importantes vagues de migration vers l’Australie. Cela s’explique surtout par le fait que ces pays connaissent une croissance démographique rapide, alors qu’en Asie de l’Est un déclin démographique est observé.
Les cartes, publiées par SBS News, résumant l’ampleur du multiculturalisme en Australie sont à retrouver via ce lien.





















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