La coalition tente actuellement de trouver un compromis sur la taxe de 32,5 % imposée sur les backpackers, dont l’entrée en vigueur est prévue pour juillet.
Le secteur agricole s’inquiète des effets de cette taxe qui pourraient provoquer une pénurie de main d’œuvre et étouffer la croissance du pays en faisant perdre 10 milliards de dollars au secteur de l’horticulture.
Certains députés se demandent si cette proposition de taxe engendrera les 540 millions de dollars prévus par le département du Trésor pour les trois prochaines années.
Cette loi prévoit de taxer les étrangers détenteurs d’un working holiday visa de 32,5 % dès le premier dollar gagné et abandonner le système actuel qui prévoit d’imposer les revenus uniquement à partir de 18 200 dollars.
Sharman Stone, membre du parti libéral dans la circonscription de Murray, a déclaré : « nous désirons ardemment que les backpackers internationaux continuent de faire les récoltes en Australie ».
Mme Stone, qui préside également le comité des politiques agricoles de la coalition, a indiqué que la taxe pourrait générer moins de revenus que prévu si les futurs backpackers étaient dissuadés par la perspective de voir leur salaire se réduire de 32,5 %.
« Nous avons analysé le montant que cette taxe pourrait apporter en recettes fiscales, mais si moins de backpackers arrivent en Australie, ces recettes seront bien inférieures », a-t-elle ajouté.
« Le ministre de l’agriculture nous a encouragés à trouver une autre solution qui ne supprimerait pas un tiers des salaires des backpackers ».
Selon Mme Stone, une option possible consisterait à modifier les dispositions quant à l’épargne-retraite pour les backpackers. Actuellement, les personnes munies d’un working holiday visa doivent payer des cotisations de retraite, mais peuvent récupérer une partie de cette somme lorsqu’ils repartent dans leur pays.
« Nous déduisons également les cotisations de retraite de leur paye, ce qui provoque beaucoup de paperasse et de bureaucratie. Par ailleurs, l’employeur doit y contribuer », poursuit Mme Stone.
« Nous planchons actuellement sur la manière d’éviter les conséquences imprévues de cette taxe pour cette catégorie d’employés indispensables au secteur agricole ». Les agriculteurs craignent que cette taxe ne dissuade de nombreux backpackers à venir en Australie. Jeff McMahon, agriculteur dans le sud-ouest du Queensland, est convaincu que cette taxe repoussera les backpackers et coutera très cher au gouvernement sur le long terme. Il a conclu en ces termes « Cette taxe équivaut à tuer la poule aux œufs d’or ».
Source : The New Daily


















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