Le constructeur naval militaire français, DCNS, en lice pour la construction des nouveaux sous-marins australiens, a averti que l’offre du Japon pourrait courir droit à la catastrophe.
Les principaux dirigeants de DCNS indiquent que les batteries au lithium-ion que le Japon propose d’utiliser pour la propulsion des nouveaux sous-marins représentent une technologie non encore prouvée et potentiellement dangereuse.
Hervé Guillou, président de DCNS, a signalé que la conclusion du contrat de sous-marins avec la France ne modifierait pas les relations stratégiques étroites avec le Japon, et renforcerait les liens étroits avec la France.
Il a indiqué que la France est une nation dotée d’une portée navale mondiale et possède des intérêts dans la région indopacifique. Par ailleurs, la France est un proche allié des États-Unis et de l’Australie dans la lutte contre l’État islamique.
DCNS, le groupe allemand TKMS et le consortium japonais formé par l’État japonais sont tous trois en compétition pour la construction de 12 nouveaux sous-marins afin de remplacer la flotte australienne début 2030.
Le gouvernement australien analyse actuellement les différentes propositions allemande, française et japonaise et devrait donner sa réponse dans les prochains mois. Le site de construction sera établi essentiellement ou exclusivement à Adélaïde.
La DCNS propose une version hybride (diesel-électrique) de son sous-marin à propulsion nucléaire Barracuda qui utilise des batteries plomb-acide.
Les sous-marins japonais Soryu ont longtemps été considérés comme les favoris.
Cependant, le Japon n’a jamais exporté de technologie de défense, et a fortiori jamais de sous-marins.
M. Guillou compare cette situation à quelqu’un qui aimerait apprendre à escalader des montagnes et qui commence par l’ascension de l’Everest.
« Cela pourrait conduire à la catastrophe et les Américains en sont bien conscients », a indiqué Marie-Pierre De Bailliencourt, directeur général adjoint de DCNS.
Le Japon propose de propulser ses sous-marins avec des batteries au lithium-ion, une technologie d’avenir, dotée d’une haute densité énergétique et d’un potentiel capable d’augmenter largement la portée des navires.
Le problème avec ce type de batterie est qu’elle peut prendre feu. M. Guillou a signalé qu’il faudra encore attendre quelques années avant que les batteries au lithium-ion puissent être utilisées en toute sécurité dans un sous-marin.
« Nous savons que cette technologie est la même que celle utilisée dans certaines voitures et dans ces voitures, ce composant explose », a mis en gare Mme De Bailliencourt.
M. Guillou a affirmé qu’en fin de compte une relation stratégique n’a pas de sens, s’il n’y a pas de sous-marins.
Source : SBS


















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