Emmanuel Macron a de nouveau affirmé mercredi que « l’offensive militaire que prépare Israël », avec le rappel de 60.000 réservistes pour la prise de Gaza-ville, « ne peut conduire qu’à un véritable désastre pour les deux peuples », palestinien et israélien.
Cette opération de conquête « entrainera la région dans une guerre permanente », ajoute le président français dans un message sur X, rendant compte d’appels téléphoniques avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et avec le roi Abdallah de Jordanie.
Il reprend ainsi les termes de sa précédente mise en garde il y a dix jours et plaide à nouveau pour une « mission de stabilisation internationale » élaborée notamment avec l’Egypte et la Jordanie.
Ce nouvel avertissement fait suite à la décision du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui a « approuvé le plan d’attaque de l’armée à Gaza-ville » et ordonné le rappel « des réservistes nécessaires ».
Ce feu vert est intervenu au lendemain d’une proposition de trêve négociée par l’Egypte et le Qatar, et acceptée par le Hamas, prévoyant un cessez-le-feu de 60 jours et la libération « en deux vagues » des otages encore détenus à Gaza.
Mais le gouvernement israélien continue d’exiger la libération de « tous les otages » en préalable à la cessation des combats.
Le président français défend, pour sa part, un « processus » passant d’abord par « un cessez-le-feu permanent » à Gaza, la « libération de tous les otages », un « acheminement massif d’aide humanitaire » et le « désarmement du Hamas », accompagnés du déploiement d’une « mission de stabilisation internationale ».
Par ailleurs, M. Macron s’est engagé à reconnaître l’Etat de Palestine lors de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies en septembre. Une dizaine d’autres pays lui ont emboité le pas, dont le Canada et l’Australie.
Furieux, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi que cette volonté de reconnaître l’Etat palestinien alimentait en France « le feu antisémite ». Le président français a en réponse dénoncé une analyse « erronée » et « abjecte », signe de relations au plus bas entre les deux pays.





















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