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Home » AFP » VIDEO : JO-2024 de Paris: la Seine, colonne vertébrale d’une cérémonie inédite

VIDEO : JO-2024 de Paris: la Seine, colonne vertébrale d’une cérémonie inédite

AFP AFP
décembre 14, 2021
Temps de lecture: 4 mins
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Les JO de Paris poseront d’emblée le cadre de leur ambition: pour la première fois dans l’histoire des Jeux d’été, la cérémonie d’ouverture se déroulera non seulement hors d’un stade mais aussi sur l’eau, avec un défilé sur la Seine dans Paris, un vrai défi avec près de 600.000 spectateurs attendus.

Le conseil d’administration du comité d’organisation des JO (Cojo) a levé ce vrai-faux suspense en validant lundi ce projet un peu fou, révélé cet été par le président Emmanuel Macron lors des JO de Tokyo. Il ne faisait guère plus de doute depuis cette sortie présidentielle que la Seine serait ce théâtre improbable d’une cérémonie originale, et totalement inédite. »Une première inédite, avant-gardiste », a confié Tony Estanguet à l’AFP, qui se veut aussi « populaire et accessible au plus grand nombre », avec pour la première fois un accès gratuit pour une partie du public que les organisateurs espèrent à près de 600.000 personnes. « Une rupture », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse lundi soir, aux côtés de la maire de Paris Anne Hidalgo. Celle-ci s’est félicitée qu’on « redécouvre la Seine », de surcroît « assainie » pour l’occasion.

– 6 km de défilé sur la Seine –

Les quais bas, les plus près de la Seine, seront aménagés en tribunes, tout comme une partie des ponts traversés, ce qui permettra une billetterie déclinable en gamme tarifaire. La partie haute des quais sera elle réservée au public sans billet, là encore, une première. Certaines péniches pourront aussi être utilisées pour recevoir du public.

« Cela va permettre au peuple de regarder en vrai cette cérémonie », s’est réjouie Brigitte Henriques, présidente du comité olympique français.

Pour essayer de comprendre l’ampleur d’un tel projet, il suffit de se pencher sur les chiffres: 206 délégations, plus de 10.500 athlètes qui devront défiler sur plus de 160 bateaux sur 6 kilomètres, entre le pont d’Austerlitz et le pont d’Iena, le tout en près de 3h.

Cela nécessite une logistique millimétrée, « avec des questionnements que nous avons évidemment sur beaucoup de sujets, météo, transport, spectacle », explique Thierry Reboul, le directeur des cérémonies de Paris-2024, chef d’orchestre de cet ambitieux projet.

La Seine permet aussi aux équipes de Paris-2024 d’envisager une partie artistique elle aussi extrêmement originale. Des artistes suspendus, des attractions sportives sur les ponts traversées, des jeux de lumière sur l’eau… « On fourmille d’idées », reconnaît Thierry Reboul.

A l’issue de ce défilé fluvial, les sportifs et les officiels, y compris les chefs d’Etat, se rejoindront en contrebas de l’esplanade du Trocadéro pour les discours et la fin de la cérémonie.

Interrogé lundi soir sur le fait de savoir où serait allumée et où sera la flamme olympique dans le cadre de ce dispositif, Tony Estanguet a répondu: « cela ne fait pas partie des sujets qu’on a expertisés, on vous donne rendez l’année prochaine ».

Interrogé aussi sur son côut -sachant que le Cojo a actuellement un bugdet de 3,9 milliards d’euros (97% d’argent privé) — Tony Estanguet a indiqué que le coût des cérémonies sera « finalisé » en 2022. La cérémonie d’ouverture est la plus marquante mais il y en a encoe trois autres, celle de la clotûre et les deux cérémonies des paralympiques.

Le chemin ne fut pas si simple pour arriver à la concrétisation de ce projet. Et si l’idée d’une telle cérémonie a germé assez tôt dans l’esprit des organisateurs, juste après l’obtention des JO en 2017, il a fallu surmonter quelques réticences.

Les principales sont d’ailleurs venues des forces de l’ordre qui ont assez vite souligné le défi sécuritaire d’un tel projet.

« Cela a soulevé très vite de nombreuses questions: comment filtrer les gens, comment sécuriser les lieux tout en permettant un accès libre. Et si un bateau chavire, que fait-on? », détaille une source policière proche des négociations.

Près d’une cinquantaine de réunions avec toutes les autorités impliquées, du ministère de l’Intérieur aux institutions fluviales de la Seine en passant par la mairie de Paris ont été nécessaires.

– « Sécurité garantie pour tout le monde » –

Lors des dernières réunions sur le sujet, les forces de l’ordre avaient plutôt refroidi les ardeurs des organisateurs en voulant limiter le public à près de 250.000 personnes. Il semble donc que le bras de fer ait été remporté par les organisateurs et la Mairie de Paris.

« C’est important pour nous de conditionner la faisabilité de cette cérémonie d’ouverture en ville au fait que la sécurité soit garantie pour tout le monde », a résumé Tony Estanguet.

Le premier ministre Jean Castex avait annoncé à l’issue d’un comité interministériel consacré aux JO en Seine-Saint-Denis il y a près d’un mois avoir demandé au ministère de l’Intérieur de formuler des propositions sur la sécurité de l’évènement « d’ici la fin de l’année ».

Les organisateurs vont « poursuivre les travaux engagés, en particulier sur les questions budgétaires, la sécurité et les conséquences sur la Ville et sur l’écosystème du fleuve », précise Paris-2024.

La cadre est en tout cas posé, et devrait sans nul doute marquer les esprits.

Les JO de Paris poseront d’emblée le cadre de leur ambition: pour la première fois dans l’histoire des Jeux d’été, la cérémonie d’ouverture se déroulera non seulement hors d’un stade mais aussi sur l’eau, avec un défilé sur la Seine dans Paris, un vrai défi avec près de 600.000 spectateurs attendus.

Le conseil d’administration du comité d’organisation des JO (Cojo) a levé ce vrai-faux suspense en validant lundi ce projet un peu fou, révélé cet été par le président Emmanuel Macron lors des JO de Tokyo. Il ne faisait guère plus de doute depuis cette sortie présidentielle que la Seine serait ce théâtre improbable d’une cérémonie originale, et totalement inédite. »Une première inédite, avant-gardiste », a confié Tony Estanguet à l’AFP, qui se veut aussi « populaire et accessible au plus grand nombre », avec pour la première fois un accès gratuit pour une partie du public que les organisateurs espèrent à près de 600.000 personnes. « Une rupture », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse lundi soir, aux côtés de la maire de Paris Anne Hidalgo. Celle-ci s’est félicitée qu’on « redécouvre la Seine », de surcroît « assainie » pour l’occasion.

– 6 km de défilé sur la Seine –

Les quais bas, les plus près de la Seine, seront aménagés en tribunes, tout comme une partie des ponts traversés, ce qui permettra une billetterie déclinable en gamme tarifaire. La partie haute des quais sera elle réservée au public sans billet, là encore, une première. Certaines péniches pourront aussi être utilisées pour recevoir du public.

« Cela va permettre au peuple de regarder en vrai cette cérémonie », s’est réjouie Brigitte Henriques, présidente du comité olympique français.

Pour essayer de comprendre l’ampleur d’un tel projet, il suffit de se pencher sur les chiffres: 206 délégations, plus de 10.500 athlètes qui devront défiler sur plus de 160 bateaux sur 6 kilomètres, entre le pont d’Austerlitz et le pont d’Iena, le tout en près de 3h.

Cela nécessite une logistique millimétrée, « avec des questionnements que nous avons évidemment sur beaucoup de sujets, météo, transport, spectacle », explique Thierry Reboul, le directeur des cérémonies de Paris-2024, chef d’orchestre de cet ambitieux projet.

La Seine permet aussi aux équipes de Paris-2024 d’envisager une partie artistique elle aussi extrêmement originale. Des artistes suspendus, des attractions sportives sur les ponts traversées, des jeux de lumière sur l’eau… « On fourmille d’idées », reconnaît Thierry Reboul.

A l’issue de ce défilé fluvial, les sportifs et les officiels, y compris les chefs d’Etat, se rejoindront en contrebas de l’esplanade du Trocadéro pour les discours et la fin de la cérémonie.

Interrogé lundi soir sur le fait de savoir où serait allumée et où sera la flamme olympique dans le cadre de ce dispositif, Tony Estanguet a répondu: « cela ne fait pas partie des sujets qu’on a expertisés, on vous donne rendez l’année prochaine ».

Interrogé aussi sur son côut -sachant que le Cojo a actuellement un bugdet de 3,9 milliards d’euros (97% d’argent privé) — Tony Estanguet a indiqué que le coût des cérémonies sera « finalisé » en 2022. La cérémonie d’ouverture est la plus marquante mais il y en a encoe trois autres, celle de la clotûre et les deux cérémonies des paralympiques.

Le chemin ne fut pas si simple pour arriver à la concrétisation de ce projet. Et si l’idée d’une telle cérémonie a germé assez tôt dans l’esprit des organisateurs, juste après l’obtention des JO en 2017, il a fallu surmonter quelques réticences.

Les principales sont d’ailleurs venues des forces de l’ordre qui ont assez vite souligné le défi sécuritaire d’un tel projet.

« Cela a soulevé très vite de nombreuses questions: comment filtrer les gens, comment sécuriser les lieux tout en permettant un accès libre. Et si un bateau chavire, que fait-on? », détaille une source policière proche des négociations.

Près d’une cinquantaine de réunions avec toutes les autorités impliquées, du ministère de l’Intérieur aux institutions fluviales de la Seine en passant par la mairie de Paris ont été nécessaires.

– « Sécurité garantie pour tout le monde » –

Lors des dernières réunions sur le sujet, les forces de l’ordre avaient plutôt refroidi les ardeurs des organisateurs en voulant limiter le public à près de 250.000 personnes. Il semble donc que le bras de fer ait été remporté par les organisateurs et la Mairie de Paris.

« C’est important pour nous de conditionner la faisabilité de cette cérémonie d’ouverture en ville au fait que la sécurité soit garantie pour tout le monde », a résumé Tony Estanguet.

Le premier ministre Jean Castex avait annoncé à l’issue d’un comité interministériel consacré aux JO en Seine-Saint-Denis il y a près d’un mois avoir demandé au ministère de l’Intérieur de formuler des propositions sur la sécurité de l’évènement « d’ici la fin de l’année ».

Les organisateurs vont « poursuivre les travaux engagés, en particulier sur les questions budgétaires, la sécurité et les conséquences sur la Ville et sur l’écosystème du fleuve », précise Paris-2024.

La cadre est en tout cas posé, et devrait sans nul doute marquer les esprits.

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Le conseil d’administration du comité d’organisation des JO (Cojo) a levé ce vrai-faux suspense en validant lundi ce projet un peu fou, révélé cet été par le président Emmanuel Macron lors des JO de Tokyo. Il ne faisait guère plus de doute depuis cette sortie présidentielle que la Seine serait ce théâtre improbable d’une cérémonie originale, et totalement inédite. »Une première inédite, avant-gardiste », a confié Tony Estanguet à l’AFP, qui se veut aussi « populaire et accessible au plus grand nombre », avec pour la première fois un accès gratuit pour une partie du public que les organisateurs espèrent à près de 600.000 personnes. « Une rupture », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse lundi soir, aux côtés de la maire de Paris Anne Hidalgo. Celle-ci s’est félicitée qu’on « redécouvre la Seine », de surcroît « assainie » pour l’occasion.

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A l’issue de ce défilé fluvial, les sportifs et les officiels, y compris les chefs d’Etat, se rejoindront en contrebas de l’esplanade du Trocadéro pour les discours et la fin de la cérémonie.

Interrogé lundi soir sur le fait de savoir où serait allumée et où sera la flamme olympique dans le cadre de ce dispositif, Tony Estanguet a répondu: « cela ne fait pas partie des sujets qu’on a expertisés, on vous donne rendez l’année prochaine ».

Interrogé aussi sur son côut -sachant que le Cojo a actuellement un bugdet de 3,9 milliards d’euros (97% d’argent privé) — Tony Estanguet a indiqué que le coût des cérémonies sera « finalisé » en 2022. La cérémonie d’ouverture est la plus marquante mais il y en a encoe trois autres, celle de la clotûre et les deux cérémonies des paralympiques.

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– 6 km de défilé sur la Seine –

Les quais bas, les plus près de la Seine, seront aménagés en tribunes, tout comme une partie des ponts traversés, ce qui permettra une billetterie déclinable en gamme tarifaire. La partie haute des quais sera elle réservée au public sans billet, là encore, une première. Certaines péniches pourront aussi être utilisées pour recevoir du public.

« Cela va permettre au peuple de regarder en vrai cette cérémonie », s’est réjouie Brigitte Henriques, présidente du comité olympique français.

Pour essayer de comprendre l’ampleur d’un tel projet, il suffit de se pencher sur les chiffres: 206 délégations, plus de 10.500 athlètes qui devront défiler sur plus de 160 bateaux sur 6 kilomètres, entre le pont d’Austerlitz et le pont d’Iena, le tout en près de 3h.

Cela nécessite une logistique millimétrée, « avec des questionnements que nous avons évidemment sur beaucoup de sujets, météo, transport, spectacle », explique Thierry Reboul, le directeur des cérémonies de Paris-2024, chef d’orchestre de cet ambitieux projet.

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A l’issue de ce défilé fluvial, les sportifs et les officiels, y compris les chefs d’Etat, se rejoindront en contrebas de l’esplanade du Trocadéro pour les discours et la fin de la cérémonie.

Interrogé lundi soir sur le fait de savoir où serait allumée et où sera la flamme olympique dans le cadre de ce dispositif, Tony Estanguet a répondu: « cela ne fait pas partie des sujets qu’on a expertisés, on vous donne rendez l’année prochaine ».

Interrogé aussi sur son côut -sachant que le Cojo a actuellement un bugdet de 3,9 milliards d’euros (97% d’argent privé) — Tony Estanguet a indiqué que le coût des cérémonies sera « finalisé » en 2022. La cérémonie d’ouverture est la plus marquante mais il y en a encoe trois autres, celle de la clotûre et les deux cérémonies des paralympiques.

Le chemin ne fut pas si simple pour arriver à la concrétisation de ce projet. Et si l’idée d’une telle cérémonie a germé assez tôt dans l’esprit des organisateurs, juste après l’obtention des JO en 2017, il a fallu surmonter quelques réticences.

Les principales sont d’ailleurs venues des forces de l’ordre qui ont assez vite souligné le défi sécuritaire d’un tel projet.

« Cela a soulevé très vite de nombreuses questions: comment filtrer les gens, comment sécuriser les lieux tout en permettant un accès libre. Et si un bateau chavire, que fait-on? », détaille une source policière proche des négociations.

Près d’une cinquantaine de réunions avec toutes les autorités impliquées, du ministère de l’Intérieur aux institutions fluviales de la Seine en passant par la mairie de Paris ont été nécessaires.

– « Sécurité garantie pour tout le monde » –

Lors des dernières réunions sur le sujet, les forces de l’ordre avaient plutôt refroidi les ardeurs des organisateurs en voulant limiter le public à près de 250.000 personnes. Il semble donc que le bras de fer ait été remporté par les organisateurs et la Mairie de Paris.

« C’est important pour nous de conditionner la faisabilité de cette cérémonie d’ouverture en ville au fait que la sécurité soit garantie pour tout le monde », a résumé Tony Estanguet.

Le premier ministre Jean Castex avait annoncé à l’issue d’un comité interministériel consacré aux JO en Seine-Saint-Denis il y a près d’un mois avoir demandé au ministère de l’Intérieur de formuler des propositions sur la sécurité de l’évènement « d’ici la fin de l’année ».

Les organisateurs vont « poursuivre les travaux engagés, en particulier sur les questions budgétaires, la sécurité et les conséquences sur la Ville et sur l’écosystème du fleuve », précise Paris-2024.

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